ARTS VISUELS

Au cours de la décennie 1990, Vincent Collard produit une vingtaine de sculptures d’argile, notamment la série des Rhinoïdes, œuvres abstraites mais librement inspirées, comme leur titre l’indique, des formes du nez humain. Il dessinera aussi une dizaine de Bestiaires abstraits entre 1994 et 2002.
   Vers 2003, au moment où l’inspiration du compositeur commence à se raréfier, l’artiste découvre la peinture par hasard, grâce à des amis qui lui prêtent quelques tubes et des toiles vierges. Cette découverte le marque profondément et il se met à peindre avec une assiduité croissante. D’abord attiré par une conception très géométrique de l’espace pictural (ce qui donnera en 2004 la série des Éclats), Collard se libère peu à peu de ses balises cartésiennes, héritées de son approche très mathématique de la composition musicale. Sa démarche s’appuie dès lors à la fois sur le geste et la texture, l’un prenant alternativement le dessus sur l’autre : dans les Impressions (2005) comme dans les Nébuleuses (2006), le geste, infinitésimal, est tout entier mis au service de la texture; tandis que dans les séries Noir et blanc et Bleuets (2012), il devient très large et la texture n’en est plus que l’expression et le résultat.
   De 2004 à 2011, il accrochera régulièrement ses toiles dans des cafés de Montréal, de Lanaudière et de la Montérégie. À l’été 2012, il expose ses œuvres à la galerie Créations (Chambly, QC).


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